Or, si le peuple a voté massivement pour un homme usé comme Berlusconi, c’est parce que les candidats du parti démocrate comme ceux de la coalition centriste de Mario Monti, représentaient une voie économique sans issue aux conséquences sociales dramatiques.

En vérité, les Italiens ont voté hier contre l’Union européenne et l’autoritarisme de plus en plus insupportable de Mme Merkel, donnant un brutal coup d’accélérateur à la disparition programmée de l’euro.

Mais, bien sûr, les petites oligarchies qui s’accrochent au pouvoir en agitant les peurs et en bafouant le suffrage universel, ne veulent rien voir ni rien entendre.

L’Italie a pu échapper à la malédiction du bipartisme autoritaire qui empêche le nécessaire et profond renouvellement du paysage politique dans tant de pays européens.

Bien sûr on pourra m’objecter que le « Peuple de la liberté » de Berlusconi ou le mouvement « 5 étoiles » de Beppe Grillo ne sont qu’une addition de protestations.

Il reste que face à la pression insoutenable des technocrates et des banquiers, cette réaction, bien qu’insuffisante, est salutaire. Il va de soi cependant que l’Italie - comme la France d’ailleurs - ne s’en sortira qu’en transformant cette protestation populaire en une action politique alternative, sérieuse et résolue.

La France ferait bien de méditer ce qu’il faut bien appeler le précédent italien. Nos deux peuples, cousins latins, ne supporteront plus très longtemps le diktat d’Outre-Rhin. L’attitude arrogante et contreproductive de Mme Merkel, arcboutée sur un euro qui ne peut pas fonctionner avec des économies si différentes, est en train de créer récession économique, explosions sociales et troubles politiques.

Messieurs Hollande, Ayrault, Moscovici, comme avant eux d’ailleurs Sarkozy, Fillon et consorts, se rendent-ils compt