Nicolas Dupont-Aignan, résistant à l’empire technocratique européen, est de passage cette semaine en Savoie pour lancer un assaut contre Bruxelles. Entretien avec un pur républicain.
Tandis qu’à Annecy comme à Paris on est déjà focalisé sur les prochaines élections municipales, un parti vient de lancer sa campagne pour les européennes qui auront lieu dans un an. Comptant bien profiter d’un scrutin proportionnel favorable aux formations minoritaires, Debout la République n’en est pas pour autant reconnaissant envers une Union Européenne accusée d’être responsable de tous les malheurs de la France. Son leader, Nicolas Dupont-Aignan, a entrepris un tour de l’hexagone pour porter sa bonne parole anti-bruxelloise, sonnant la charge d’un peuple en phase de réveil qu’il appelle à quitter cette Europe qui nous mènerait droit dans le mur de l’euro. Une croisade qui le conduit cette semaine en Savoie. L’occasion pour La Voix d’interroger ce chantre de la résistance française à l’occupant – qu’il soit américain, chinois, allemand ou commissaire européen – sur sa vision de l’Europe, du fédéralisme, de la France et de la Savoie. Cette dernière étant certes le cadet de ses soucis.
Nicolas Dupont-Aignan, sur twitter, vous dites que vous allez mettre Bruxelles KO. Comment comptez-vous vous y prendre ?
D’abord en essayant de réunir les Français ! Mais en fait, c’est très simple, c’est comme la bonne herbe et la mauvaise herbe. Il y a la bonne Europe et la mauvaise Europe, et, à Bruxelles, c’est de la mauvaise herbe. Ce sont des fous, des corrompus qui sont en train de tuer l’Europe, indignes de son idéal qui est la paix pour nos pays et le progrès. Aujourd’hui, on a des apprentis sorciers qui font tout pour faire détester l’Europe aux Européens. Ils sont en train de créer les conditions d’une crise sans précédent depuis la seconde guerre mondiale.
En même temps, l’Europe est aussi pour vous l’occasion de participer à une élection qui vous est plutôt favorable.
Peut-être, mais je suis surtout triste de voir un pays incapable de résoudre ses problèmes, ce qui se passe depuis vingt ans en France. Car nos hommes politiques ont abandonné le pouvoir en le transférant à Bruxelles à des gens qui ne sont pas élus et obéissent à des intérêts particuliers, ne défendant plus l’intérêt général. Donc soit on reprend le pouvoir sur Bruxelle
