La décision de la Justice suisse est clairement un avertissement à la Justice française. Elle constitue une véritable menace contre tous ceux qui, au sein de la mafia financière, voudraient faire repentance et servir le bien public.

Les autorités suisses n’ont pas réussi à faire taire M. Falciani. Aussi elles sont prêtes à tout pour empêcher la divulgation de certains noms par M. Condamin-Gerbier. La position du gouvernement français est dans cette affaire très ambigüe.

Pourquoi reste-t-il silencieux alors qu’il s’agit d’un citoyen français ? Aurait-il lui aussi peur des révélations promises ?

Le comportement du gouvernement est un très mauvais signe envoyé aux employés des banques des parasites fiscaux. Ces employés sont des armes redoutables quand ils se retournent contre leurs employeurs. Ils sont la source d’information la plus fiable et la plus complète quand les États veulent démêler les fils des comptes de ces banques.

D’où l’importance de protéger ceux qui veulent parler et qui sont, il faut le rappeler, parfois menacés de mort. Ce sont les seuls qui peuvent expliquer comment, en ce moment, certains établissements financiers se préparent à contourner les nouvelles dispositions prévues au niveau mondial et initiées par les États-Unis pour assurer la transparence des comptes bancaires de