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Debout La République 01

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Bac : ce chef d’œuvre en péril

Publié par Debout La République 01 sur 20 Juin 2013, 19:54pm

Catégories : #Laurent Pinsolle, #éducation nationale, #élitisme républicain

 

Aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de lycéens vont passer le baccalauréat, ce rite initiatique qui structure la vie de notre pays. Pourtant, entre la baisse continue des exigences, les fuites, les polémiques sur son coût et l’oubli de ce qu’il apporte, il est de plus en plus menacé.
 
 
 
Un coût dérisoire par rapport à ses bénéfices
 
C’est la nouvelle bombe qui a été posée la semaine dernière. En ces temps d’austérité et de coupes en tout genre, le Syndicat National des Personnels de Direction de l’Education Nationale (SNDPEN) vient de publier une étude affirmant que le vrai coût du baccalauréat à la française serait de 1,4 milliards d’euros, et non les 57 millions du coût d’organisation des examens avancé par le ministère. Dans un papier sans nuance, le Figaro reprend les arguments du syndicat, pour qui la seule utilité du baccalauréat serait de barrer la route de l’enseignement supérieur à ceux qui ne l’obtiennent pas.
 
Il est proprement hallucinant que ce papier militant ne remette pas plus en cause le discours du SNDPEN et ne questionne pas les motivations de ce syndicat, qui semble clairement vouloir la suppression du bac. Tout d’abord, le mode de calcul est hautement contestable. S’il est vrai que prendre en compte le temps de travail utilisé a du sens, à partir du moment où il pourrait être utilisé pour autre chose, faute est de constater que le baccalauréat n’induit pas du tout autant de dépenses supplémentaires. En clair, si on le supprimait, l’Etat ne ferait pas 1,4 milliards d’économie, mais seulement 57 millions.
 
Mais surtout, chose ridiculement oublié par ce papier du Figaro, nous perdrions alors un examen républicain qui permet à tous les Français d’être évalués de la même manière, sur un pied d’égalité. Aujourd’hui, le bac a la même valeur, quel que soit le lieu où l’on a étudié, ce qui permet aux classes préparatoires de distinguer les meilleurs élèves. Si, demain, on venait à le supprimer, le système deviendrait plus opaque et le risque serait que cela favorise plus encore les lycéens des beaux quartiers. Il n’y aurait plus de système permettant de juger tout le monde de manière égalitaire. Et cela n’a pas de prix.
 
Un monument qu’il faut restaurer
 
 

Néanmoins, même si l’on est un soutien farouche au principe d’un examen universel, il faut bien reconnaître que le baccalaur

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