Une déclaration de guerre en sol ennemi
Il est plus que paradoxal que celui qui doit mener les négociations commerciales au nom de l’Union Européenne
prenne ainsi ouvertement le parti de l’étranger contre ceux qu’il est sensés représenter.
José Manuel Barroso a ainsi déclaré que «
cela fait partie de ce programme antimondialisation que je considère comme totalement réactionnaire », ajoutant que «
certains disent être de gauche mais ils sont en fait extrêmement réactionnaires », au cas où l’on ne l’est pas compris.
Bref, nous arrivons à la situation totalement ubuesque où le chef négociateur européen,
qui doit défendre nos intérêts, considère que notre position est trop ferme et que nous ne mettons pas suffisamment de sujets sur la table avec les Etats-Unis. Alors qu’il devrait justement être le plus ferme et appliquer le mandat que lui ont donné les 27, en gros, il se permet de nous dire que nous devrions baisser notre garde pour laisser passer les panzers d’Hollywood et renoncer à notre identité !
François Hollande fait l’autruche
Le Chef de l’Etat se fait traiter de réactionnaire par le président de la Commission qui va négocier en notre nom l’accord commercial avec les Etats-Unis et il ne réagit pas !
Avec François Hollande, la tête dans le sable et la servilité, c’est maintenant, au contraire du courage ! Ce faisant, il laisse Barroso insulter le peuple français sans même réagir. Même s’il cède sur le fond, il pourrait au moins préserver la forme et ne pas laisser son honneur, notre honneur, ainsi outragé.