Europe : mettre fin à l’intégration pour développer les coopérations
La construction européenne actuelle est un échec patent. Alors que l’on peine à remplir la colonne de ses avantages concrets, la liste de ses inconvénients est longue, entre règne des lobbys, régression sociale, récession, chômage ou remise en question de la démocratie. Que faire ?
Le problème, c’est l’intégration
La monnaie unique est sans doute le prisme par lequel analyser l’échec de cette construction bancale et artificielle qu’est l’UE. En effet, on constate qu’avoir une seule monnaie et une seule politique monétaire pour des pays aussi divers ne fonctionne pas parce que des pays différents doivent avoir des monnaies gérées différemment pour pouvoir s’adapter aux réalités nationales, différentes. Ce refus de voir que les réalités nationales sont différentes est au cœur de l’échec de l’UE.
S’il existe des nations distinctes, c’est parce que chaque peuple a son histoire, son identité, sa culture et souhaite donc y adapter son mode de vie, les règles de sa société. Le problème est qu’avoir fait adopter aux Espagnols, aux Italiens, aux Portuguais et aux Grecs les a mené à la ruine. Ces pays s’ajustaient auparavant par des dévaluations, mécanisme qui fonctionnait bien. Maintenant, on leur impose des dévaluations internes, une baisse des salaires monstrueuse socialement et dont on peut douter qu’elles permettront de vraiment redresser leurs économies.
En outre, pour intégrer, ils ont supprimé toutes les frontières internes, mettant les pays dans une concurrence sauvage où c’est le moins-disant salarial, social et fiscal qui gagne. Pire, en supprimant toutes les frontières externes, l’Europe est balottée au gré des crises internationales et soumise à la pression des pays émergents qui attirent des délocalisations massives. Bref, par sa construction même, au lieu de nous tirer vers le haut, cette Europe nous tire vers le bas, sur t
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