Pierre Condamin-Gerbier, auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac, le 3 juillet 2013 à l'Assemblée nationale. BERTRAND GUAY / AFP
AFFAIRE - Des élus de tout bord interpellent le gouvernement pour obtenir des explications sur l'arrestation en Suisse de ce témoin déterminant de l'affaire Cahuzac...
La scène n’est pas courante: vingt représentants de (presque) toutes les composantes de l’échiquier politique, du sénateur PCF Eric Bocquet au député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan assis à une même table et parlant d’une voix commune. Si cette brochette hétéroclite fait fi, temporairement, des clivages politiques, c’est parce que l’affaire est «extrêmement grave», a affirmé Yann Galut, député socialiste du Cher et rapporteur du projet de loi sur la fraude fiscale, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée ce mercredi.
L’affaire en question concerne Pierre Condamin-Gerbier, ancien cadre de la banque Reyl, arrêté le 5 juillet à Genève et depuis ce jour placé en détention provisoire dans un lieu inconnu. La Suisse reproche à ce Français de 42 ans d’avoir transmis à la justice hexagonale des informations couvertes par le secret bancaire, et en particulier un fichier de noms de personnalités qui détiendraient des comptes non-déclarés dans le pays.
Le faisceau de parlementaires demande aujourd’hui au gouvernement de se saisir du cas de l’ex-banquier et de demander si ce n’est sa libération, au moins des explications sur son arrestation, survenue deux jours après son audition par la Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac. Les élus se sont joints à l’initiative de Yann Galut et ont signé une lettre adressée à Jean-Marc Ayrault, dans laquelle le député se dit «surpris de cette interpellation, (qu’il interprète) à ce stade comme un
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