C’en serait fini par exemple du refus d’exploitation du gaz de schiste, des OGM ou des normes sociales. Ce serait définitivement la fin de la démocratie française puisque tout serait décidé ailleurs.

Mais le grand paradoxe est de voir la plupart des élus de la Nation reconnaître le danger de cet accord transatlantique et en même temps confier leurs intérêts, c'est-à-dire le mandat de négociations, à la Commission européenne. Une Commission européenne qui n’a pas fait mystère de vouloir négocier au plus vite un paquet global sans prendre en compte les réticences françaises et même celles du Parlement européen notamment sur l’exception culturelle.

Il est vrai que la plupart de mes collègues ont voté en 2008 le Traité de Lisbonne qui supprime le droit de veto de la France en matière de négociations commerciales. On peut donc leur reconnaitre une certaine constance dans la soumission.

Désormais le Parlement français peut voter toutes les résolutions du monde, cela n’aura aucune importance puisqu’il suffit qu’une majorité des 27 approuve l’accord transatlantique pour qu’il s’appliqu

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