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L'Edito de Nicolas Dupont-Aignan

Marseille théâtre de la lâcheté politique
Jeudi soir le laisser-faire et la lâcheté politique ont fait une nouvelle victime. Le corps d’un jeune trafiquant de drogues a été criblé de 23 balles de pistolet mitrailleur. La victime, la 4e depuis le début de l’année à Marseille, n’a bien évidemment pas survécu à ce nouveau règlement de comptes.
Ce que certains voudraient faire passer pour un énième fait divers est en réalité une affaire politique. Pourquoi ? Parce que c’est le laxisme et la lâcheté des différents gouvernements qui ont laissé des voyous faire de certains quartiers un nouveau Far-West.
Il y a un an j’avais été le seul candidat à la présidentielle à aller dans les quartiers sensibles de Marseille pour rencontrer les habitants. Je suis allé là où aucun ministre de l’Intérieur, ni Manuel Valls ni ses prédécesseurs n’ont osé se rendre. J’ai vu des délinquants mineurs filtrer les entrées et les sorties dans la cité comme des seigneurs sur leur domaine. J’ai observé les trafics au vu et au su de la police impuissante. La semaine dernière je suis revenu à Marseille pour une réunion publique. Un an après rien, absolument rien n’a changé. Ce sont toujours les mêmes trafics qui pourrissent la vie des habitants, ce sont toujours les mêmes caïds qui font la loi.
Manuel Valls et le gouvernement socialiste mettent le couvercle sur la marmite en espérant que la situation pourrisse d’elle-même parce qu’ils ne veulent pas prendre les solutions radicales qui s’imposent.
La police, elle, fait un travail exceptionnel de courage et d’abnégation. Mais l’investissement des forces de l’ordre est entravé par une justice laxiste et des frontières passoires. Avec la fin des contrôles aux frontières, l’Union européenne est devenue un vaste supermarché pour les marchands d’armes de guerre, en provenance notamment des Balkans. Aujourd’hui il est devenu aussi facile d’acheter une kalachnikov qu’une perceuse. Résultat : les tueries s’enchainent. Le drame d’Istres où un déséquilibré a tué 3 personnes avec une arme achetée sur Internet rappelle que plus personne ne peut prétendre vivre en sécurité sur le territoire français.
Et que fait la classe politique face à ça ? Les Verts et le Modem viennent d’en appeler à une politique volontariste en matière sociale. Je n’ose même pas commenter cette proposition tellement elle est décalée, presque insultante pour ceux à qui on refuse le droit de vivre en sécurité. Manuel Valls, quant à lui, demande du temps, comme si ses initiatives infructueuses depuis 12 mois avaient une chance de porter leurs fruits dans les semaines à venir…
Les Français doivent le savoir : il n’existe qu’une seule solution pour enrayer cette hausse des crimes. Tout le reste n’est que bavardage. D’abord il faut suspendre les accords de Schengen. Ceux-ci prévoient qu’en cas de menace pour la sécurité nationale, un pays peut unilatéralement rétablir un contrôle aux frontières. Il faut sans plus attendre contrôler ce qui rentre et sort de notre territoire afin de tarir la source des armes et des drogues venues de l’étranger. Ensuite il faut mettre fin aux lois laxistes et à l’attitude de certains juges qui préfèrent protéger les voyous plutôt que faire régner l’ordre. Chaque délit, même perpétré par un mineur, doit avoir une peine proportionnée, certaine et rapide. La peine de prison ne doit pas être l’exception mais la règle. Je vous invite à retrouver le projet de DLR sur l’impunité zéro en cliquant ici.
Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la République
Événement : "A nous l'Europe !" le 25 mai à Paris
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