Laurent Pinsolle : actalités du Week - end
Après avoir fourni une description extrêmement fouillée des caractéristiques de la crise, Olivier Berruyer poursuit son livre par une analyse des ressorts de cette crise du néolibéralisme, dénonçant le laisser-faire et les excès de la finance.
La dénonciation du « laisser-fairisme intégral »
Olivier Berruyer commence son livre en dénonçant la pensée laisser-fairiste, citant Alain Minc, qui affirmait en octobre 2008, que « la crise est grotesquement psychologique ». Même s’il est féru de chiffres, il souligne que l’économie est une science sociale. Il résume la crise actuelle d’une manière synthétique et juste : « nous avons transformé notre système économique en un système qui privilégie le court terme au détriment du long terme, l’intérêt individuel au détriment de l’intérêt collectif, la liberté absolue au détriment de l’égalité et de la fraternité ». Comme d’autres, il souligne que cette crise est une répétition de celle des années 1930 mais que nous n’avons pas, cette fois, l’excuse de la première fois…
Il rappelle le rôle des chocs pétroliers et de l’échec des expériences communistes en Russie et en Chine dans la la victoire idéologique des néolibéraux à la fin des années 1970, autour de deux croyances : le monétaris
Olivier Berruyer est un des blogueurs de référence en matière d’économie. Son blog, Les crises, est une source inépuisable de données et de faits qui permettent de faire progresser la réflexion. Dans son dernier livre, il propose son analyse globale de la crise. Indispensable.
Vers la fin de la croissance ?
Dans son premier chapitre, il commence par un graphique inquiétant qui montre la baisse régulière de la croissance du PIB par habitant, passée de 4,8% par an dans les années 1960 à seulement 0,6% dans les années 2000. Il commence par détailler précisément la méthodologie de calcul du PIB pour en souligner toutes les limites. Il souligne le rôle majeur joué par la croissance de la productivité pour créer de la richesse en rappelant que l’industrie et l’agriculture sont les secteurs où ces gains de productivité sont historiquement les plus forts, représentant encore 50% des gains globaux (mais 15% du PIB seulement). Depuis 1950, la productivité de l’agricult
Je suis la belle aventure qu’est le site Ragemag quasiment depuis son ouverture. Depuis quelques mois, le site a ouvert des blogs avec des personnes que j’apprécie, comme Marc Vasseur, Alexis Martinez, Sarkofrance, Medhi Yalaoui, ou, plus récemment, l’amiEco(dé)mystificateur.
Assez logiquement, quand Arthur m’a proposé d’en faire partie, j’ai été enthousiasmé par l’idée. Après, il fallait trouver la bonne formule. Je ne souhaitais pas y transférer toute mon activité de blogueur car j’aime bien la liberté que j’ai depuis plus de six ans. Et même si cette liberté n’aurait pas été entravée, je souhaite (pour l’instant), conserver une certaine indépendance. D’où l’idée d’ouvrir un second blog gaulliste libre, sur Ragemag. Il proposera des textes inédits (mais qui pourront être repris ensuite sur mon blog principal, car je ne souhaite pas forcément écrire davantage).
Je compte publier de
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