Il n’a vraiment rien compris
Déjà, on se demande comment un fraudeur fiscal qui avait des centaines de milliers d’euros cachés en Suisse, qu’il avait ensuite transférés à Singapour, pouvait avoir accepté de prendre la responsabilité du budget. Comment a-t-il pu accepter de superviser les services qui traquent la fraude fiscale ? Comment a-t-il pu accepter de parler de lutte contre la désertion fiscale ?
Comme l’avait bien dit NDA, le pompier en charge de l’incendie s’est révélé être le pyromane.
Non content d’être à l’origine d’un des plus grands scandales de la Cinquième République, Jérôme Cahuzac pourrait en rajouter dans l’indécence s’il se décidait à reprendre son poste de député, comme la loi l’y autorise. En effet,
son suppléant a indiqué dans les médias que l’ancien ministre du budget l’envisage sérieusement. Il est hallucinant que ce dernier ne puisse pas comprendre qu’il serait totalement indécent qu’il revienne à l’Assemblée Nationale après cette affaire.
Selon le Monde, Jérôme Cahuzac aurait dit avoir «
l’impression d’être un peu seul à payer ».
Europe 1 évoque une comparaison qu’il aurait faite entre son mensonge à l’Assemblée et les 3% de déficit. Il est tout de même assez navrant qu’il soit incapable de faire la différence entre une prévision un peu optimiste de déficit pour l’année 2013, qui est du domaine de l’excusable car il ne s’agit pas d’une science exacte et le la gravité, pour un ministre de mentir sur sa fraude fiscale.
Il n’est pas le bienvenu à l’Assemblée
Si ces déclarations sont vraies, elles démontrent que Jérôme Cahuzac est totalement coupé de la réalité. Il se comporte comme un noble de l’ancien régime dont l’impunité serait garantie de droit quasiment divin. Les fautes qu’il a commises font qu’il n’est pas légitime qu’il revienne en l’état à l’Assemblée Nationale le 19 avril. Malheureusement, la réforme constitutionnelle de 2008 (
à laquelle je m’étais opposé, sur ce point précis) le lui permet sans que cela puisse être remis en cause.
C’est pour cela qu’il est important de dire que l’on trouverait totalement indigne qu’il revienne siéger, même s’il en a le droit. Jadis,