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Debout La République 01

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Laurent Pinsolle : Marché contre démocratie

Publié par Debout La République 01 sur 3 Avril 2013, 14:44pm

 
30 ans de règne de la corbeille
 
On peut sans doute dater à 1983 le début du règne des marchés dans notre pays. En effet, c’est à ce moment que le gouvernement de Pierre Mauroy décide de faire un grand 180° dans sa politique économique pour se conformer à la pensée dominante du moment. Protectionnisme et monétisation auraient alors pu permettre à la France de prendre un chemin différent, mais les socialistes ont opté alors pour une monnaie chère et l’anarchie commerciale et financière.
 
Cet acte fondateur a consacré la double influence des marchés sur les politiques suivies par nos gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. D’une part, les marchés ont influencé les politiques suivies en consacrant le laisser faire et le laisser passer dans tous les domaines (commerce, monnaie et finance) mais ils ont également poussé à l’indépendance des banques centrales et de la politique monétaire, un bon moyen de s’assurer une politique conforme à leurs intérêts.
 
En effet, depuis 1987, on constate que les dirigeants de la planète (gouvernements comme banquiers centraux) ne cessent d’adapter leurs politiques en fonction des évolutions du Dow Jones ou du CAC 40. Il suffit que les marchés toussent pour qu’ils se précipitent pour les soulager, comme en 1987, 2001 ou 2007-2008. Quand les pauvres banques sont au bord de l’asphyxie, les Etats se précipitent pour leur donner des garanties et les banques centrales les inondent de liquidités.
 
Le conflit entre les marchés et la démocratie
 
 

Mais depuis cinq ans, un conflit s’est ouvert entre les exigences des marchés et la démocratie, comme l’a noté The Economist. Le premier plan de sauvetage des banques aux Etats-Unis a été refusé à juste titre par le Congrès, aboutissant à un plan (un peu) plus juste. Les différentes crises de la zone euro ont été provoquées par l’explosion des taux d’intérêt sur les dettes souveraines (permise par l’abandon de la possibilité de monétiser) et la pression des marchés.

 
Georges Papandréou a été démis de ses fonctions après avoir proposé un référendum sur le plan européen. Alors que les dirigeants européens tendent trop souvent à favoriser l’opinion des marchés, le Parlemen
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