Le gouvernement a-t-il décidé de fragiliser la famille, le meilleur atout de la France ? Après avoir divisé la France et instrumentalisé le mariage pour tous au détriment de la filiation, le gouvernement socialiste vient d’annoncer un durcissement historique de la politique familiale issue des grands acquis sociaux de l’après-guerre.
Si je suis rassuré par le maintien de l’universalité des allocations familiales, qui aurait tout simplement tué la politique familiale, les mesures annoncées, la baisse de 25% du quotient familial conjugué à un durcissement de l’attribution de plusieurs aides à l’accueil des enfants, n’en demeurent pas moins néfastes, inefficaces et injustes.
Mesures néfastes car c’est un fort mauvais signal envoyé aux familles françaises. En effet en politique, le symbole compte autant que le fond. La politique familiale française était la plus stable de toutes les politiques menées depuis 60 ans. Cette stabilité, par-delà les crises et les alternances, avaient patiemment bâti la confiance qui a permis à la natalité française de s’épanouir. En fragilisant cette dernière, c’est tout l’équilibre qui est en cause ! Car si la méfiance s’installe entre les familles et l’Etat, si chaque mère et chaque père doute désormais de la solidarité nationale pour construire un foyer stable, alors l’exception française pourrait s’effondrer en quelques années-là ou des décennies ont été nécessaire pour la bâtir.
Mesures inefficaces car le régime familial n’est pas, contrairement aux allégations doctement assenés, déficitaires. Bien au contraire, on a ponctionné les excédents qu’il dégageait structurellement pour alimenter la caisse des retraites à hauteur de plus de 4,4 milliards d’euros par an. Ce n’est donc pas un déficit de 2,5 milliards d’euros en 2013 (au demeurant le plus faible de tous les régimes de la Sécurité Sociale) mais un excédent que la branche famille devrait affic
