Le scandale des tarifs de l’électricité
C’est la dernière bombe que le gouvernement tente de désamorcer. La Commission pour la Régulation de l’Energie recommande une augmentation de 9,6% du tarif de l’électricité pour les ménages alors même que le pouvoir d’achat a connu sa plus mauvaise année depuis des décennies en 2012.
Ubu libéralise l’électricité
Dire que les libéraux osent affirmer que la libéralisation fait baisser les prix. Ce que nous comprenons de plus en plus, c’est que c’est le contraire qui est vrai. Les raisons sont simples : il y a des secteurs économiques où la libéralisation ne peut pas marcher : ce sont ce que l’on appelle les monopoles naturels. Dans ces secteurs, des investissements considérables doivent être réalisés, les économies d’échelle sont également très importantes, au point qu’il serait absurde d’avoir deux opérateurs totalement différents : imagine-t-on deux réseaux de train ou deux réseaux électriques ?
Pourtant, la religion du tout marché a même emporté le Parti Socialiste, qui, contrairement à Nicolas Dupont-Aignan, a accepté les traités européens qui imposent la libéralisation de nos services publics. Et nous arrivons à la situation absurde où l’on sépare EDF de GDF, puis on en extrait ERDF pour gérer le réseau de manière « impartiale » en vue de la libéralisation. Et l’on créé une Commission pour la Régulation de l’Energie pour organiser le tout. Déjà, il n’est pas difficile de comprendre que le nouveau schéma ne sera pas plus efficace que le précédent, tant il complexifie les choses.
En outre, comme il est bien évident que les acteurs privés ne vont pas forcément construire des centrales ou un réseau de transports de l’électricité, il faut imposer aux anciens monopoles de le faire à un prix suffisant pour permettre la concurrence. Mais pourquoi libéraliser un secteur si c’est pour organiser une concurrence totalement fictive ? 80% des coûts ne sont pas concurrentiels. Les groupes ne s’affrontent que sur le terrain de la communication, où les dépenses explosent. Au final, on perd des économies d’échelle, on complexifie le système et on augm
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