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Debout La République 01

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Les critiques légitimes mais incohérentes du PS contre Barroso

Publié par Debout La République 01 sur 29 Juin 2013, 10:02am

Catégories : #Laurent Pinsolle, #europe, #économie, #patriotisme économique

 

C’est déjà le 3ème épisode de cette mauvaise comédie où l’équipe aux affaires en France et la Commission Européenne échangent des amabilités. Une critique qui n’est pas injuste, mais qui pose problème dans la mesure où c’est bien le PS (entre autres) qui lui a donné ses pouvoirs, comme j'en ai débattu hier sur France 24 : partie 1 et partie 2.
 
 
 
Une tragi-comédie en trois actes
 
Sur le fond, François Hollande et son gouvernement n’ont pas tort quand ils critiquent les prises de parole de la Commission Européenne, qui s’était illustrée sur les propos de Nicolas Sarkozy sur les roms. Le premier épisode, fin mai, a eu lieu quand les eurocrates avaient publié un rapport qui donnait une feuille de route détaillée pour le gouvernement français, s’attirant la colère de François Hollande qui avait alors déclaré que « la Commission n’a pas à nous dicter ce que nous avons à faire », étant donné son bilan désastreux dans la zone euro,comme le reconnaît même le peu progressiste FMI.
 
Puis, nous avons eu droit à la déclaration totalement hallucinante de José Manuel Barroso dénonçant le caractère réactionnaire de la position française consistant à défendre notre exception culturelle. François Hollande a décidé de pratiquer la politique de l’autruche devant cette provocation inexcusable de la part de celui qui doit négocier en notre nom de le très dangereux traité transatlantique de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union Européenne, au sujet duquel Jean Quatremer a souligné le danger « d’abandonner le modèle européen au profit du modèle du tout marché ».
 
Cette fois-ci, c’est Arnaud Montebourg qui a déclenché les hostilités en faisant de Barroso« le carburant du Front National » et de la « façon dont l’UE exerce une pression considérable sur les gouvernements (…) la principale cause de la montée du Front National ». Le président de la Commission Européenne a répliqué en disant que « quand il s’agit de réformes économiques, d’ouverture, de mondialisation, de l’Europe et de ses institutions, certains souverainistes de gauche ont exactement le même discours que l’extrême-droite », s’attirant à nouveau des critiques de la gauche comme de la droite.
 
Incohérence à Paris, tyrannie à Bruxelles
 
 

Sur le fond, les propos tenus par José Manuel Barroso sont extrêmement critiquables. Pour moi, François Hollande devait exiger des excuses suite à ses propos sur la position « réactionnaire » de la France. Un fonctionnaire qui a en charge un mandat confié par des gouvernements dé

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