A l'initiative de Daniel Fasquelle, trente députés, principalement de l'UMP, signent une tribune mercredi contre le projet de Geneviève Fioraso visant à instituer des cours en anglais à l'université. Parmi les signataires : Bruno Le Maire ou encore Nicolas Dupont-Aignan.
L’article 2 du projet de loi sur « l’enseignement supérieur et la recherche » examiné cette semaine à l’Assemblée nationale propose d’élargir les possibilités d’enseigner dans nos universités dans une autre langue que le français.
Cette disposition a soulevé une réaction forte de la part de tous ceux qui sont attachés au français et à la francophonie. A juste titre. En effet, il suffira, demain, d’invoquer le programme européen Erasmus ou n’importe quel accord international - les universités en regorgent -, pour multiplier les licences et, surtout, les masters en anglais. Car, les initiateurs de la réforme ne s’en cachent pas, il s’agira bien de multiplier les formations dans la langue de Shakespeare pour, écrit la ministre, « attirer les étudiants étrangers. »
Cet argument de l’attractivité, maintes fois répété, laisse rêveur. Pourtant, l’idée prospère. On nous explique qu’il faut désormais chanter, tourner des films, diriger nos entreprises - et maintenant enseigner - en anglais pour exister dans le monde. Mais comment ne pas comprendre qu’à ce jeu-là nous avons beaucoup plus à perdre qu’à gagner ? Comment la France peut-elle accepter de s’engager à son tou