Le parti de l’ancien candidat gaulliste et souverainiste à l’élection présidentielle organise une caravane de l’été dans les roues du Tour de France cycliste

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Nicolas Dupont Aignan, président du parti Debout la République, à Nice avec la Caravane de la République.
Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, profite de l’été pour aller à la rencontre des Français en organisant une « caravane de l’espoir », qui précède sur les routes le Tour de France cycliste. Partie le 4 juillet, la camionnette aux couleurs du drapeau tricolore et signalant en grosses lettres que « la France peut s’en sortir » a déjà parcouru 100 000 kilomètres et fait étape dans 120 villes. Jeudi 18 juillet, elle faisait halte devant l’Arc de Triomphe, à Paris, « avec trois jours d’avance sur le peloton du Tour de France », précise avec humour un militant.
LE TEST DES EUROPÉENNES
Les élections européennes n’auront lieu qu’en mai 2014, après les municipales en mars, mais le maire de Yerres (Essonne) est déjà « en campagne » pour ce scrutin. « Nous sommes plus petits et plus récents que les autres, donc nous devons partir plus tôt sur le terrain, même avec les moyens du bord », explique-t-il. Ce rendez-vous européen est bien entendu primordial pour un parti qui se réclame du gaullisme et défend la souveraineté nationale.
Sur le fond, l’objectif de Debout la République « n’est pas de sortir de l’Union européenne mais de sortir l’Union européenne de l’Europe », comme son président l’a exposé lors du lancement de sa campagne européenne, dès le 25 mai 2013. Bref, il s’agit de changer l’Europe. Reste à savoir comment convaincre les autres États membres d’accepter une autre Europe, et plus précisément son « Europe des projets et des coopérations à la carte ». Le député avance sa solution : la « politique de la chaise vide », comme Charles de Gaulle en 1965.
UN CRÉNEAU ÉTROIT
Nicolas Dupont-Aignan n’est cependant pas le seul sur le créneau de la critique de l’Union européenne. « Des Français votent Front national ou Front de gauche car ils ne connaissent pas encore notre alternative, assure-t-il. Mais, contrairement à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, nous ne sommes pas seulement dans la colère protestataire, nous proposons des solutions crédibles et concrètes ». Ce faisant, le républicain de droite est très proche du républicain de gauche Jean-Pierre Chevènement en 2002, qui rejetait tout à la fois les extrêmes et « le système du pareil au même » UMP-PS.
Bien que défendant une ligne opposée sur l’Europe, ces thématiques rappellent également sur la f
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Nicolas Dupont-Aignan sur le Tour pour les Européennes | La-Croix.com
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