En effet, au terme de très nombreux échanges avec des personnalités de l’île et malgré une situation extrêmement complexe, je veux retenir quelques idées simples.
1) La réconciliation issue des accords de Matignon de 1988 puis de Nouméa de 1998 entre l’Etat, les « européens » et les canaques a considérablement apaisé la situation et permis un fort développement économique.
En 20 ans, tous les observateurs le reconnaissent, l’île a été métamorphosée grâce au soutien financier de l’Etat et à la loi de défiscalisation qui a permis de très nombreux investissements dans tous les domaines.
2) Cette réconciliation affichée n’a cependant pas levé toutes les ambiguïtés, pire, elle a eu tendance à repousser les problèmes pour éviter de trancher le nœud gordien.
Ainsi entre 2014 et 2018 doit avoir lieu le fameux premier référendum d’autodétermination avec un corps électoral « gelé » excluant ceux qui sont arrivés sur le territoire après 1998 ; ce qui pose d’ailleurs un problème démocratique aigu.
En vérité tout a été fait pour permettre à une minorité indépendantiste de devenir majoritaire. Mais, paradoxe de la situ
Par Nicolas Dupont-Aignan le mercredi, avril 24 2013, 14:33 - Lien permanent
« J’allais vers l’Orient compliqué avec des idées simples ». Au terme de ma visite en Nouvelle Calédonie, j’utiliserai volontiers cette célèbre phrase du général de Gaulle partant pour le Levant.
En effet, au terme de très nombreux échanges avec des personnalités de l’île et malgré une situation extrêmement complexe, je veux retenir quelques idées simples.
1) La réconciliation issue des accords de Matignon de 1988 puis de Nouméa de 1998 entre l’Etat, les « européens » et les canaques a considérablement apaisé la situation et permis un fort développement économique.
En 20 ans, tous les observateurs le reconnaissent, l’île a été métamorphosée grâce au soutien financier de l’Etat et à la loi de défiscalisation qui a permis de très nombreux investissements dans tous les domaines.
2) Cette réconciliation affichée n’a cependant pas levé toutes les ambiguïtés, pire, elle a eu tendance à repousser les problèmes pour éviter de trancher le nœud gordien.
Ainsi entre 2014 et 2018 doit avoir lieu le fameux premier référendum d’autodétermination avec un corps électoral « gelé » excluant ceux qui sont arrivés sur le territoire après 1998 ; ce qui pose d’ailleurs un problème démocratique aigu.
En vérité tout a été fait pour permettre à une minorité indépendantiste de devenir majoritaire. Mais, paradoxe de la situ