- Le 25 mai dernier, Debout La République a lancé sa campagne pour les élections européennes de 2014.
Entouré et soutenu par des responsables politiques venus de nombreux pays d’Europe, Nicolas Dupont-Aignan a posé le constat de l’échec de l’Union européenne : échec sur le plan économique et social, avec une croissance négative ou quasi nulle et un chômage croissant ; échec sur le plan politique et diplomatique, avec une Europe dont la voix dans le Monde est inintelligible et dont les intérêts ne sont donc pas défendus.
Sortir l’Union européenne de l’Europe.
Il a rappelé que cet échec réside dans la volonté des dirigeants de l’Union d’imposer un cadre unique aux nations qui la composent, malgré des réalités diverses et des orientations stratégiques nationales souvent divergentes. Sur le plan économique et monétaire, le marché unique et la libre circulation des hommes mettent en concurrence les travailleurs, soumis à des législations sociales différentes, et les choix fiscaux des Etats, favorisant l’incivisme des contribuables les plus fortunés. De son côté, l’euro trop cher accroît les profits des entreprises allemandes mais handicape lourdement la compétitivité des économies du Sud de l’Europe, les plus soumises à la concurrence provenant des pays en développement.
Ainsi, la construction de l’Union européenne divise les peuples qui la composent et remet en cause les pactes sociaux et fiscaux dans le cadre desquels s’exercent les solidarités nationales. Elle est la cause essentielle de la faillite de la Grèce, de l’Espagne, ou de l’Italie et des difficultés de la France. Ce faisant, elle a trahi le projet européen d’entente entre les nations et de prospérité partagée. Elle en menace même la pérennité. Pour les plus "europhiles", la solution passe par une marche forcée vers le fédéralisme, avec un gouvernement économique unique et une harmonisation sociale et fiscale. A court terme, un tel choix entraînerait des sacrifices pour les nations dont les politiques sociales et fiscales sont les plus protectrices et équitables. A moyen et long terme, il supposerait une remise en cause profonde des spécialisations économiques nationales construites dans la durée sur des réalités culturelles et naturelles incontournables. Il s’agirait là d’une entreprise de transformation du réel incertaine, proche de l’aventure communiste tentée en Union soviétique, avec le succès qu’on lui connait. Pour les plus "eurosceptiques", la France doit sortir de l
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