Les deux compères, qui ont d’ailleurs été capables de s’allier quelques mois, il y a plusieurs années, désespèrent les Polynésiens et jouent, entre eux deux, pour faire croire qu’il n’y a pas de troisième voie possible.
C’est dans ce contexte qu’est apparue une initiative audacieuse et courageuse de Teïva MANUTAHI, qui a décidé de présenter une liste intitulée « Tous Polynésiens » avec une équipe totalement neuve et un projet solide pour s’attaquer enfin aux racines du mal économique polynésien.
Sa situation me fait penser à la mienne, lorsqu’en 1994, j’avais décidé de me porter candidat aux élections municipales de ma ville de Yerres, abimée par 20 ans de disputes pitoyables entre un maire socialiste incompétent et son concurrent malhonnête de droite.
Bien évidemment l’échelle du combat menée par Teïva est différente. Sa tâche est encore plus ardue que ne l’était la mienne, tant les moyens d’Oscar TEMARU, l’indépendantiste, et de Gaston FLOSSE, le revenant, sont considérables.
Il est d’ailleurs scandaleux à cet égard, que les 9 listes qui se présentent au suffrage des Polynésiens, n’aient pas bénéficié d’un temps de parole identique à la télévision et à la radio.
Il reste qu’en dépit de tous ces handicaps, le parti de Teïva a mené une campagne de terrain exemplaire. Il était important pour moi d’être à ses côtés au cours du sprint final. Je suis d’ailleurs le seul parlementaire métropolitain à avoir fait le déplacement pendant la campagne.
Marine Le Pen se contentant, il y a plusieurs semaines lors d’un passage éclair, de rencontrer Gaston FLOSSE et d’oser proclamer qu’elle préférait une "République immorale" à "pas de République du tout".
Je me souviendrai longtemps de la mobilisation extraordinaire du grand meeting de Papeete qui a rassemblé près de 4000 personnes. Le nombre, certes, mais surtout la ferveur des habitants de toutes les îles qui, avec courage, ont voulu être aux côtés de l’équipe du candidat. C’était vraiment le peuple polynésien qui était là et espérait enfin un vrai changement loin des clientélismes médiocres qui asphyxient le territoire.
J’ai pu réaliser alors combien notre pays a la chance de compter la Polynésie en son sein. Il faut découvrir ce te