
La mondialisation est porteuse d’échanges, de progrès et d’ouverture mais elle a aussi son côté obscur. Comme l’écrit Frédéric Lordon, « en appeler au gouvernement mondial est le plus sûr moyen d’avoir la paix – entendre : pas de gouvernement du tout. En clair, le processus de globalisation organise l’impuissance des gouvernements nationaux. Et aujourd’hui tout le monde comprend bien que ce processus s’effectue au profit d’une petite minorité, les multinationales et les classes les plus aisées alors que les classes moyennes et populaires souffrent à la fois d’une hausse du chômage, d’une stagnation ou d’une baisse de leur pouvoir d’achat et du recul des conquêtes sociales du passé.
L’absence de frontières permet en effet à la logique néolibérale de s’imposer à des gouvernements qui finissent par la défendre, qu’ils soient de droite ou de gauche. Le seul moyen de recouvrer un modèle de développement plus équilibré et durable est donc de relocaliser les décisions au niveau national, où seul peut s’exprimer l’intérêt général.
La construction européenne actuelle pose un double problème :
- Dans son organisation, elle impose un modèle fédéral autoritaire, opposé aux nations, anti-démocratique, et composé d’organisations technocratiques non responsables devant le peuple (BCE, Commission Européenne)
- Dans son contenu, l’Europe cherche trop souvent à graver dans le marbre des traités des politiques précises, le plus souvent d’inspiration néolibérale, qui devraient pourtant être à la discrétion des gouvernants du moment. Les traités ne devraient concerner que l’organisation des pouvoirs et en aucun cas le contenu des politiques.
Partant de cette analyse, et plutôt que de chercher à transformer des traités qui ne sont pas réformables, nous proposons donc de dénoncer l’ensemble des traités européens. Ils sont illégitimes depuis le non des peuples au référendum de 2005, trahi par la ratification du traité de Lisbonne en 2008 par le PS et l’UMP. L’objectif est de bâtir une nouvelle Europe des Etats et des coopérations, dans le cadre d’un traité simplifié et limité aux questions de l’organisation des pouvoirs, comme nous l’avions proposé lors des élections européennes de 2009.
1/ Dénoncer les traités et bâtir une Europe des Etats et des coopérations.
- Négocier un nouveau traité confédéral qui rende aux États-nations leur liberté d’action en délimitant strictement les compétences de la Coopération des Etats Européens (CEE)
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Quatre principes doivent fonder ce nouveau traité:
- L'adhésion d'un État à la Confédération est révocable unilatéralement par le pays qui le souhaite
- La Confédération est une association d'États qui respecte la primauté des peuples.
- http://www.debout-la-republique.fr/une-france-libre-au-service-de-l-interet-general