
L’UMP comme le PS ont fini par se rallier à la religion de la libéralisation et du tout marché, imposée par l’Europe qu’ils ont construite. Mais nous constatons depuis quelques années qu’avec cette anarchie économique règne une loi de la jungle où seuls les plus forts sont les gagnants.
En cas de crise, les grandes entreprises, et notamment les banques, sont aidées à coup de milliards alors que rien n’est fait pour les citoyens qui se retrouvent au chômage ou qui perdent leur maison. Rien n’a été fait pour mieux réglementer les bonus ou freiner le développement des paradis fiscaux. Résultat, quelques mois après la crise, de nombreux citoyens souffrent toujours du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat et des coupes dans les budgets de l’Etat alors que les multinationales battent à nouveau des records de profits et que les plus riches gagnent toujours plus.
Il est temps de remettre l’économie au service de l’ensemble des citoyens. Il ne s’agit pas de stigmatiser un groupe ou un autre mais de reconstruire un système économique plus efficace, plus stable et plus juste où tout le monde, par son travail, nourrit la croissance et en tire profit, et pas simplement une petite minorité.
Cela est parfaitement possible car notre pays dispose encore de nombreux atouts : la cinquième économie de la planète, une démographie qui fera de nous le premier pays d’Europe dans une génération, des infrastructures de qualité, un rayonnement important, y compris dans les nouveaux pays émergents.
La première des priorités sera la lutte contre le chômage, le cancer qui ronge nos sociétés, provoquant malheur, désocialisation, délinquance et déficits. Quel message envoyons-nous aux enfants des banlieues quand 40 % des jeunes des quartiers y sont au chômage ? Le gouvernement doit donc faire de l’emploi la priorité n° 1 de son action.
Il est possible de créer un million d’emplois en cinq ans, en s’appuyant, comme dans une équipe de football, à la fois sur une attaque ambitieuse (une politique monétaire au service de la croissance ainsi qu’une politique industrielle et agricole) et une défense solide (protectionnisme commercial pour lutter contre le moins-disant social et salarial, fiscalité au service de l’emploi et libérant les initiatives).
1/ Reprendre notre liberté monétaire pour relancer la croissance
- Quitter la monnaie unique, qui, loin de nous protéger, asphyxie nos entreprises, nourrit le chômage et provoque une grande ré
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