http://http://buzzpolitique.nicematin.com/2013/03/chavez-quand-m%C3%A9lenchon-inspire-dupont-aignan.html
Que la gauche française, de François Hollande saluant « une volonté indéniable de lutter pour la justice et de développement », à Jean-Luc Mélenchon, co-fondateur du Parti de gauche, postant sur Twitter un message bref comme un titre de film («Ce qu’il est ne meurt jamais »), rendehommage à Hugo Chavez, président vénézuélien décédé dans mardi soir d’un cancer, ne surprendra personne.
Pas plus que les républicains américains se félicitant de la disparition d’un « tyran qui forçait les Vénézuéliens à vivre dans la peur ». La droite française est restée plutôt discrète sur le sujet, hormis deux anciens Premiers ministres, François Fillon tout d'abord, qui a déclaré sur BFM avoir « surtout une pensée pour son peuple parce que c'est quand même un pays qui a régressé sur le plan de l'économie et de la démocratie », et ensuite Alain Juppé qui parlera de la disparition d’un « démocrate autoritaire ».
La seule vraie surprise du jour viendra du gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, président du mouvement « Debout la République » avec un hommage inattendu, chaleureux et ému au défunt président du Vénézuéla. Le député de l’Eure voit, en effet, en Chavez, « fléau de l’oligarchie et héros du peuple », un président qui recevra « le soutien indéfectible de la nation (...) dans le verdict des urnes qu’il a scrupuleusement respecté ». Nicolas Dupont-Aignan s’étonne même des critiques qui ont écorné l’image de Chavez, ce « curieux « dictateur » tant décrié par la pensée unique », en qui il voit « un homme qui s’est toujours soumis au vote populaire quand tant de nos « démocrates » autoproclamés s’en lavent les mains ».
Chavez n'était « ni un saint ni une idole », reconnait le président de Debout la République et « toute légende vivante a ses failles