Depuis leur ouverture, ces internats fonctionnent à la grande satisfaction des parents, des enfants et de leurs professeurs. Plus de 12 000 élèves en bénéficient et l’on devait passer à 20 000 prochainement. Une étude très solide menée pendant presque trois ans par trois chercheurs de l’Ecole d’économie de Paris qui vient de paraître précisément ce jeudi sur l’internat de Sourdun (Seine-et-Marne) est sans appel. Après un temps d’adaptation, les résultats sont très bons, en particulier en mathématiques. Les élèves qui y sont scolarisés prennent le goût d’apprendre et retrouvent l’espoir en leur avenir. Ajoutons que l’absentéisme et les faits de violence sont quasiment inexistants. En outre, alors que le ministre a lancé une grande campagne contre le fléau du décrochage, le phénomène est ici inconnu. Décidément, le gouvernement n’a pas de chance avec sa communication.
Alors pourquoi cette suppression ? Le monstre hybride que nous dénoncions dans un récent article a encore frappé… Sans doute a-t-il vu là un retour trop marqué aux fondamentaux, pas assez de pédagogisme, pas asse
