Laurent Pinsolle : Fillon, le Monde, Barroso, FMI : les apprentis sorciers de l’austérité
Il y a trois ans, le débat faisait rage sur les politiques d’austérité en Europe. Trois ans après, il est tranché tant leur résultat est aussi détestable socialement qu’inefficace économiquement. Si certains ont admis s’être trompés, d’autres persistent dans l’erreur, comme François Fillon ou le Monde.
Les chevaliers de l’apocalypse
Alors que même le FMI a reconnu son erreur, certains persistent, encore et toujours. François Fillon, qui disait être à la tête d’un état en faillite avec un déficit de 2,7% du PIB et une dette de 64% du PIB, vient de s’illustrer dans une interview aux Echos. Comme s’il avait vécu en isolation complète depuis trois ans, il propose le même cocktail austéritaire qui a été mis en place en Grèce, au Portugal ou en Espagne, et qui ne provoque que dépression, misère et suicides.
L’ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy propose une hausse de la TVA pour baisser le coût du travail de 5 à 6% et un passage aux 39 heures payées 35, un vrai choc de compétitivité. Il propose également de reprendre le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, de repousser l’âge de la retraite à 65 ans, en développant la capitalisation et une baisse des prix pour les professions réglementées. Bref, un cocktail austéritaire qui ne manquerait pas de plonger notre pays dans la dépression.
François Fillon sait-il que le coût horaire du travail est de seulement 3,7 euros en Bulgarie, contre 34 euros en France. Bref, non seulement l’augmentation du temps de travail provoquerait une flambée du chômage dans une crise de la demande, mais en plus, elle sera illusoire face à des pays dont le coût du travail n’est que 10 ou 20% du nôtre. Le non-remplacement d’un professeur sur deux est proprement suicidaire sachant que nous avons le taux d’encadrement le pl
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