Laurent Pinsolle : Marine Le Pen, la touriste du parlement européen
L’affaire Jérôme Cahuzac a poussé le gouvernement à proposer une loi de moralisation de la vie politique. Si certains aspects sont positifs, d’autres (la publication des patrimoines) sont plus contestables. Marine Le Pen a essayé de surfer sur cette occasion mais c’est un terrain glissant pour elle.
Service minimum au Parlement européen
C’est un article de Marianne qui m’a mis la puce à l’oreille. En pleine polémique entre José Bové et Jean-Luc Mélanchon, le journaliste rappelle que la présidente du Front National n’a été présente que 122 jours lors des plénières du Parlement (ce qui la classe à une piteuse 742ème place sur 754 députés) et qu’elle n’a posé que 4 questions parlementaires depuis 2004, ce que confirme le site votewatch, qui précise qu’elle a participé à 61% des plénières et 58% des votes.
Alors bien sûr, certains évoqueront son rôle comme candidate à la présidence de la République en 2012 pour justifier ce faible score. C’est d’ailleurs l’argument de Jean-Luc Mélenchon face à José Bové, qui affiche des scores légèrement supérieurs à sa rivale (67 et 61% respectivement). Cependant, la présence au vote n’est qu’une mesure parmi d’autres, une mesure quantitative et non qualitative, d’autant plus que pour être considéré comme participant à une plénière, il n’est pas forcément besoin de rester toute la journée, comme le montre cette bien triste vidéo.
Et d’un point de vue qualitatif, il n’y a vraiment pas photo. Quand Marine Le Pen pose 2 questions, Jean-Luc Mélenchon en pose 24. Quand elle fait 32 discours, il en fait 493 ! Enfin, il a proposé 36 motions et amendé 6 rapports alors que le compteur de la présidente du FN est vierge partout ailleurs. Pire,
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