PUBLIÉ LE 11/07/2013
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Transport. Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) veut rendre les autoroutes aux Français et supprimer les péages. Plus facile à dire qu’à faire…


L e racket, c’est maintenant », ironise le tract que Nicolas Dupont-Aignan a distribué le 4 juillet au péage de Saint-Arnoult (Yvelines). La gratuité des autoroutes est un vieux cheval de bataille du président de Debout la République. NDA veut que l’État les récupère au prix « exact où elles ont été bradées en 2006 »(15 milliards d’euros), alors qu’elles avaient été construites « avec l’argent de nos impôts ». À terme, l’objectif est de supprimer les péages. Conjugués à une baisse de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) et à celle du prix de l’essence (que NDA veut imposer à Total !), les tarifs autoroutiers s’en trouveraient divisés par deux. Soit 108 euros contre 237 euros pour un Paris-Bordeaux, par exemple.
Pour le député-maire d’Yerres (Essonne), ce ne serait que justice alors qu’en 5 ans, les tarifs des péages ont bondi de 11 % (dont 2,24 % cette année). Pire, NDA accuse les sociétés d’autoroutes de se goinfrer sur la bête. Chaque année, elles réaliseraient quelque 2 milliards de profits.
Voilà pour le réquisitoire. Dans la réalité, les choses ne sont peut-être pas aussi simples. Le choix de concéder les 8 891 kilomètres du réseau national a correspondu à un parti pris de l’État : faire payer les utilisateurs plutôt que les contribuables. Or, 18 % des foyers français n’ont pas de voitures. Ensuite, concession ne veut pas dire désengagement total. L’État reste le propriétaire foncier des autoroutes et conserve son rôle régalien, en matière de tarification notamment ou de contrôle des programmes de construction.
Enfin et surtout, si le réseau n’avait pas été concédé, la construction et l’exploitation des autoroutes incomberaient encore à nos impôts. « Le montant des emprunts contractés par le secteur s’élève actuellement à 31 milliards d’euros. Sans concession, il en coûterait chaque année 450 euros par foyer fiscal. Rien n’est jamais gratuit ! », explique une représentante de l’Association française des autoroutes (ASF), laquelle défend évidemment sa chapelle.
Les étrangers paient aussi
Mais le fait est que l’exploitation du plus grand réseau autoroutier d’Europe coûterait une fortune au budget de l’État, qui n’a pas vraime
http://www.lunion.presse.fr/region/le-mirage-de-l-autoroute-a-l-oeil-ia0b0n151108
L e racket, c’est maintenant », ironise le tract que Nicolas Dupont-Aignan a distribué le 4 juillet au péage de Saint-Arnoult (Yvelines). La gratuité des autoroutes est un vieux cheval de bataille du président de Debout la République. NDA veut que l’État les récupère au prix « exact où elles ont été bradées en 2006 »(15 milliards d’euros), alors qu’elles avaient été construites « avec l’argent de nos impôts ». À terme, l’objectif est de supprimer les péages. Conjugués à une baisse de la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) et à celle du prix de l’essence (que NDA veut imposer à Total !), les tarifs autoroutiers s’en trouveraient divisés par deux. Soit 108 euros contre 237 euros pour un Paris-Bordeaux, par exemple.
Pour le député-maire d’Yerres (Essonne), ce ne serait que justice alors qu’en 5 ans, les tarifs des péages ont bondi de 11 % (dont 2,24 % cette année). Pire, NDA accuse les sociétés d’autoroutes de se goinfrer sur la bête. Chaque année, elles réaliseraient quelque 2 milliards de profits.
Voilà pour le réquisitoire. Dans la réalité, les choses ne sont peut-être pas aussi simples. Le choix de concéder les 8 891 kilomètres du réseau national a correspondu à un parti pris de l’État : faire payer les utilisateurs plutôt que les contribuables. Or, 18 % des foyers français n’ont pas de voitures. Ensuite, concession ne veut pas dire désengagement total. L’État reste le propriétaire foncier des autoroutes et conserve son rôle régalien, en matière de tarification notamment ou de contrôle des programmes de construction.
Enfin et surtout, si le réseau n’avait pas été concédé, la construction et l’exploitation des autoroutes incomberaient encore à nos impôts. « Le montant des emprunts contractés par le secteur s’élève actuellement à 31 milliards d’euros. Sans concession, il en coûterait chaque année 450 euros par foyer fiscal. Rien n’est jamais gratuit ! », explique une représentante de l’Association française des autoroutes (ASF), laquelle défend évidemment sa chapelle.
Les étrangers paient aussi
Mais le fait est que l’exploitation du plus grand réseau autoroutier d’Europe coûterait une fortune au budget de l’État, qui n’a pas vraime
