En organisant des fuites sur des scenarios encore plus dramatiques, et écartant finalement l’option la plus extrême le Président de la République veut donner l’illusion qu’il a arbitré dans l’intérêt de la nation.
La manœuvre est habile. Dans un contexte budgétaire tendu il ne voulait pas passer pour le liquidateur de notre outil de défense. Mais cette partie de poker menteur ne doit pas faire oublier la réalité des décisions politiques. Si on analyse objectivement les orientations de ce livre blanc qui trace les grandes lignes des prochaines lois de programmation militaire, on peut légitimement craindre la mise en péril de nos armées.
Les forces de projection pour nos opérations extérieures passent de 30 000 hommes à 15 000 soit une diminution de moitié. Chacun doit saisir ce qu’une telle décision implique. En cas de menace des intérêts français dans le monde, la France dépendra du bon vouloir de l’OTAN puisque nous ne pourrons pas défendre seuls nos ressortissants ou porter assistance à un pays allié.
La présence des bateaux de sur